LA MÉMOIRE
La mémoire permet d’exploiter parmi la somme du savoir dont dispose une personne l’information requise afin de donner suite à l’action à poser. Ce qui est mémorisé peut être mobilisé instantanément ce qui accroît l’efficacité du cerveau.
La mémoire découle de l’apprentissage qui génère de nouvelles connexions neuronales ce qui densifie la région concernée avec pour effet de faciliter l’utilisation des acquis et de réduire l’oubli. Le contenu émotionnel, la nouveauté, l’effort requis pour mobiliser un souvenir, détermine les nouvelles connexions. Plus l’émotion est forte plus l’apprentissage est rapide. Les événements positifs sont généralement mémorisés plus facilement que les événements neutres ou négatif car le plaisir génère une perception sensorielle positive, agréable qui incite à la répétition (renforcement positif, habituation) et la répétition favorise la mémorisation. À chaque fois qu’un souvenir est utilisé, il est modifié pour tenir compte des nouvelles informations acquises. Le cerveau oublie ce qui est jugé ennuyeux ou insignifiant.
Le contenu émotionnel, la nouveauté, l’effort requis pour mobiliser un souvenir, détermine les nouvelles connexions, autrement dit ce qui est émotionnellement chargé est retenu. Plus l’émotion est forte plus l’apprentissage est rapide. Les événements positifs sont généralement mémorisés plus facilement que les événements neutres ou négatifs. Le plaisir est source d’apprentissage, car il génère une perception sensorielle positive, agréable qui incite à la répétition (renforcement positif, habituation), mais qui facilite la mémorisation. Nous apprenons par répétition. L’émotion génère la motivation.

La répétition favorise la mémorisation. À chaque fois qu’un souvenir est utilisé, il est modifié pour tenir compte des nouvelles informations acquises. Le cerveau oublie ce qui est jugé ennuyeux ou insignifiant.
La mémoire stocke l’information non pas comme un tout, mais d’une manière déstructurée. L’information est catégorisée pour être encodée et au besoin elle est agglomérée. L’encodage se fait selon une structure qui va du général au particulier et l’aspect affectif associé fait partie de l’encodage. Cette stratégie permet d’éviter un encombrement de la mémoire. Cette organisation a aussi pour effet de permettre de se représenter une chose inconnue, mais pouvant être associée à une réalité connue, la mémoire entre en action.

L’attention est intimement liée à l’apprentissage. Meilleure elle est, plus grande est la probabilité de rétention de l’apprentissage. On observe trois facteurs clés dans l’attention : la nouveauté, l’intérêt et la dynamique de la situation. La nouveauté se définit en opposition au connu et à l’habituel. L’intérêt réfère à la priorité de traitement que le cerveau accordera par rapport aux autres stimulations qui ont lieu simultanément. La dynamique a trait au contexte lui-même, c’est-à-dire, à des éléments comme le mouvement, la lumière, le lieu ou autres aspects susceptibles d’influer sur le caractère de l’action. En fait, l’ensemble des facteurs est susceptible de générer à une émotion positive qui favorisera l’apprentissage.
La capacité d’attention dépend de la charge cognitive auquel le cerveau est soumis. En classe, dans un contexte magistral, une personne normale voit sa capacité d’attention décroître après 15 minutes. Le respect de cette structure temporelle permet au cerveau de traiter l’information et de la structurer en partant du général pour aller vers le spécifique afin de favoriser la mémorisation.
Compte tenu de la disponibilité de la mémoire à court terme, il importe de présenter les nouveaux éléments au tout début du cours. Il importe aussi de tenir compte du fait que bon nombre d’étudiants ont de la difficulté à se concentrer sur une longue période. La présentation doit être suivie d’une période d’exercices ou de travaux pratiques.
On distingue quatre types d’attention :


      On distingue cinq types de mémoires :
        Pour qu'un apprentissage passe de la mémoire de travail à la mémoire à long terme le processus est complexe. La personne doit d'abord faire preuve d’attention ou de concentration. On distingue quatre types d’attentions : attention concentrée ; attention soutenue; attention sélective; attention alternée ou divisée.
        L'apprentissage passe alors par les étapes suivantes:
        - mémoire de travail : c’est en quelque sorte la mémoire tampon, la mémoire à court terme ;
        - traitement par l’hippocampe : ce qui doit être codifié passe par l’hippocampe qui accomplit ce travail avant de transmettre l’information à une aire de stockage du cerveau
        - consolidation : une information est consolidée au bout d’un certain temps (2 ans) à la suite d’actions automatiques du cerveau qui, pendant des phases de repos, « rejouent » l’information.

        Un apprentissage incomplet peut tout de même être mémorisé et le cerveau comblera les vides à partir des autres éléments d’information dont il dispose. Dès lors, lorsque la personne se retrouvera en situation d’apprentissage, elle devra être en mesure d’inhiber ses acquis afin de les valider, les corriger ou les enrichir. En fait, il s’agit pour l’étudiant de contrer l’impression d’un « savoir » connu et maîtrisé. Pour apprendre, il faut parfois oublier ce qu’on sait.

        Hermann Ebbinghaus a publié en 1885 ses découvertes connues aujourd’hui sous le nom de courbe de l’oubli. Sans répétition la probabilité de se rappeler une information baisse rapidement s’il n’y a aucune répétition. Après 1 jour, la moitié de l’information est oubliée, après 2 jours c’est 80% qui est perdu, pour atteindre 90%, 95% après quelques jours. Il paraît donc évident que pour contrer l’oubli, il faut répéter.