L'INTELLIGENCE ORGANISATIONNELLE


L’intelligence organisationnelle correspond au potentiel biopsychologique d’une organisation. Ce potentiel lorsqu’il est exploité convenablement permet à une organisation de résoudre les problèmes, de produire des biens ou des services, ayant une valeur dans un contexte culturel ou collectif précis. Cela signifie que toute organisation doit développer son potentiel pour émerger et demeurer active.

Quels sont les facteurs « biopsychologiques » qui influencent les organisations?

Les facteurs biologiques ont trait au rôle des humains dans le projet: les promoteurs, le personnel de l’organisation, les clients, les concurrents, les ressources-conseils, etc.

Les facteurs psychologiques sont des facteurs de croissance ou de régression. Ils sont dits psychologiques parce qu’ils influencent les humains aussi bien à l’interne qu’à l’externe. Les facteurs sont les suivants :

- La stimulation par le biais de l’accès à des ressources physiques (les intrants, les sources d’approvisionnement) ou humaines (le personnel compétent, les fournisseurs, les conseillers).
- La stimulation conséquente au fait de vivre à une époque et une culture données (les politiques, les lois, les règlements, les besoins du marché).
- La stimulation découlant du milieu de vie immédiat (la culture organisationnelle, l’innovation).
- La stimulation associée au projet d’entreprise (vision, mission, raison d’être).

- Le contexte de vie en tant que déterminant du développement (la clientèle, les concurrents, le marché, l’accès aux modes de transport).

À l’instar de certaines personnes, quelques organisations bénéficient, au moment du démarrage, de conditions plus favorables que d’autres ce qui marque leur développement. En fait, une organisation ne saurait faire l’économie des apprentissages lui permettant de croître. Les crises de croissance, les crises d’identité, les conflits interpersonnels, tout cela est nécessaire et inévitable. Cependant, tout comme pour un être humain, ces problèmes, apparemment insolubles, ont une solution et, très souvent, elle est a portée de main. L’aide externe est utile pour y voir clair.

Une organisation repose sur groupe de capacités qui croissent de concert et interagissent au quotidien dans une approche systémique et interdépendante. Une partie des problèmes d’une organisation survient lorsque certaines capacités organisationnelles ne fonctionnent pas en phase avec les autres. L’organisation est vivante, elle est cependant handicapée.

Les différentes intelligences se transposent aussi dans les fonctions de l’organisation pour les caractériser, les déterminer. Tout comme chez l’humain, il est possible et probable que certaines capacités, ou intelligences soient moins développées que d’autres. Tout comme chez l’humain cela n’est pas une fatalité. Le cerveau humain est plastique, c’est-à-dire qu’il peut guérir de bien des maux qui l’afflige. Le cerveau organisationnel est aussi plastique. Un bon diagnostic permet de cibler les difficultés et de trouver une réponse appropriée via des activités de perfectionnement, une réorganisation ou un plan de développement spécifique.

Définition
Le cerveau organisationnel est la résultante de la mise en œuvre simultanée de huit intelligences ou capacités afin de réaliser l’ensemble des activités spécifiques propres à l’organisation.

Outils
Le cerveau organisationnel n’a pas d’outils spécifiques. Il exploite l’ensemble des outils propres à chacune des intelligences ou capacités. Son rôle est celui de la synthèse de l’information provenant de différentes sources et la prise de décision.

Langage
Le langage est celui de l’information sous toutes ses formes.

Fonctions représentatives
Aucune fonction n’est associée au cerveau organisationnel qui est en fait l’organisation elle-même. Chacune des fonctions identifiées dans les tableaux a son importance et aucune n’est plus importante que l’autre. L’ensemble forme un tout interdépendant.

Notes complémentaires
Le cerveau organisationnel peut se développer au rythme des apprentissages qu’il réalise. Il est plastique en ce sens qu’il lui est possible de surmonter un traumatisme et de retrouver ses capacités graduellement.