L'INTELLIGENCE NATURALISTE AU TRAVAIL

La plupart, si ce n’est la totalité, des entreprises doivent se doter d’un système de classement de l’information qu’elles produisent ou reçoivent. La variété des documents à ranger est importante : pièces comptables (factures ou chèques), compte rendu du Conseil d’administration, lettres patentes ou avis juridique illustrent cette diversité. Toutes ces pièces ont une importance qui varie. Certaines doivent être conservées tant et aussi longtemps que l’entreprise exercera ses activités, voire au-delà, alors que, certaines autres, pourront être détruites au bout d’un certain temps. Le rangement de ces différentes pièces dans un ordre permettant de s’y retrouver est une réalité propre à l’intelligence naturaliste. La hiérarchisation arborescente du plan de classement des archives témoigne des habiletés et des compétences propres à cet élément de l’intelligence organisationnelle. Plus l’entreprise est importante, plus elle aura recours à un système sophistiqué de gestion documentaire et à un personnel spécialisé dans le domaine.


Plusieurs organisations maintiendront aussi des services de documentation afin de rendre disponible des publications, ouvrages de référence, périodiques, catalogues de fournisseurs voire des matériauthèques ou des magasins. Ces lieux, pour être utiles, doivent proposer un mode de classement et de rangement facilitant le repérage. Ici encore la logique du classement importe. Tout comme dans le cas de la gestion documentaire, cette logique doit être suffisamment simple et compréhensible pour l’usager.


Une organisation ou une entreprise, du moins son équipe de direction, peut difficilement être attentive à l’ensemble de son environnement. L’environnement est la source d’influx qui peuvent être positifs ou nuisibles. Habituellement, ces afflux peuvent faire l’objet d’une observation précoce permettant soit d’en tirer le meilleur parti ou d’en réduire les impacts au minimum. C’est ce qu’on nomme la veille.


La veille, c’est la capacité pour une entreprise de recueillir de l’information sur ses clients, sur l’environnement socio-économique, politique ou législatif, voire sur elle-même, sur ses produits ou ceux de ses concurrents. Cette collecte requiert évidemment des moyens de traitement et d’analyse afin de trier l’information utile de la rumeur, de la prospective. L’information pour une grande organisation ou une petite est une ressource précieuse. Connaître avant un concurrent une intention ou une décision d’une autre organisation peut signifier des démarches précoces, des représentations ou des actions pouvant générer des profits ou éviter des déboursés par la connaissance acquise. La clé du succès pour une organisation est la connaissance fine de son milieu et de son environnement. L’information a une valeur, n’existe-t-il pas des courtiers qui en vendent (listes de noms par exemple)?


Les activités de veille sont stratégiques et nécessaires. Un plan stratégique ne saurait faire l’économie d’une bonne lecture de l’environnement. Avant de signer un contrat avec un client inconnu, avant d’embaucher un cadre supérieur, avant d’acquérir un bien important, n’est-il pas nécessaire de recueillir des informations pour s’assurer de la solvabilité, de la bonne réputation ou de la qualité du service après-vente? Les responsables de la veille recherchent, et surtout, trouvent et traitent l’information. Ce sont des spécialistes des sciences de l’information qui maîtrisent les outils et les techniques de leur discipline. Souvent, ces personnes ont une formation disciplinaire sur laquelle se juxtapose la formation en sciences de l’information.


Toutes les organisations se dotent au fur et à mesure de leur développement d’une structure de gestion et de production. Cette architecture organisationnelle, pour être efficace, doit répondre à une certaine hiérarchisation logique. Au-delà des principes administratifs, il y a toutes les obligations découlant de l’application des lois et des règlements. Habituellement, surtout pour les organisations les plus importantes, tous ces aspects des relations avec l’aspect plus juridique relèvent d’un secrétaire général. Cette personne est responsable des fonctions exécutives de l’organisation. Sa connaissance de l’organisation, de son acte constitutif, des règles, des décisions antérieures, des rôles et des responsabilités, etc. de chacun est essentielle afin d’éviter des prises de décisions inadéquates.


Il possible d'inclure le concept d’écologie dans le cadre de notre réflexion sur àl’organisation. Il sera alors question d’écologie sociale. Toutes les sociétés, grandes ou petites, se dotent de codes de comportement définissant les rapports et les gestes spécifiques aux comportements acceptables au sein de ce groupe. Il en est de même au sein des organisations et des entreprises. Le concept d’écologie réfère aux relations entre les êtres vivants et leur environnement. Lorsqu’on limite l’observation aux relations entre les êtres humains et leur environnement de travail, on entre dans l’écologie sociale. À l’instar de ce qu’on observe dans le milieu naturel, un environnement social peut être toxique ou pollué au point de requérir une intervention externe.

(

Définition

C’est l’intelligence qui permet d’être sensible ou de comprendre l’environnement dans lequel l’organisation évolue. L’intelligence qui permet de classer des données et des informations à des fins de référence ou d’organisation C'est la capacité de rechercher, d’apprécier, de traiter et de classer l’information et les objets afin de les utiliser au moment opportun.

Outils

Système de classement, code, registre

Langage
Code, registre, répertoire

Fonctions représentatives
Technicien en gestion documentaire
Documentaliste
Secrétaire général
Responsable du dossier environnement

Notes complémentaires
Cette intelligence peut se préoccuper d’aspects intéressants comme les odeurs, les parfums.