L'INTELLIGENCE LINGUISTIQUE AU TRAVAIL

Au sein d’une organisation, l’intelligence linguistique donnera lieu à différentes manifestations. Les comptes-rendus, les procès-verbaux, les rapports, les contrats, les conventions, les imprimés publicitaires, les bons de commande, etc. sont autant d’exemples de la présence de cette intelligence. Elle est produite avec des outils comme le crayon ou l’ordinateur. Elle est disponible sous format physique ou numérique. Ces textes servent soit à résumer des rencontres et des décisions, font état d’un discours. Ils sont issus d’une production orale. Cette information sert aux acteurs ou à des tiers d’où l’importance de la clarté.

L’une de ces manifestations est le nom même de l’organisation. Un sigle, un acronyme, un nom de personne, un néologisme, un mot étranger voire des nombres, tout cela avec ou sans qualificatif, témoignent de la variété des possibilités. Le choix d’un nom ne devrait pas être laissé au hasard, car il exprime l’identité de l’organisation. Il passe un message à qui le lit. Le style même de l’écriture produit un message. Parfois, l’entreprise ajoutera une petite phrase descriptive, un slogan, qui veut témoigner d’un engagement ou d’une réalité confirmant un fait. L’ensemble vise à communiquer, à inciter à entrer en lien avec l’organisation.

La communication orale joue un rôle important dans une organisation. L’aspect informel est nécessaire, car il génère des réseaux qui vont au-delà de la hiérarchie. La validation d’une hypothèse, d’une idée passe souvent par ces canaux. Elle est habituellement orale et laisse peu de traces visibles. L’aspect formel de la communication est plus structuré, il donne lieu à un texte écrit qui respecte une hiérarchie. Les messages ont une portée différente, plus engageante.

Considérant cela, on ne sera pas étonné de constater que les organisations ont recours à des spécialistes du langage, de l’intelligence linguistique, pour réaliser les différentes tâches spécifiques à cette sphère de l’entreprise. Il ne faut pas se surprendre de constater la variété des tâches identifiées. La chose s’explique d’elle-même eu égard aux besoins. En fait, et c’est sans doute plus évident ici, chaque intelligence interagit avec les autres ce qui génère une sorte de point de convergence spécifique qui peut correspondre à une fonction de travail. Donc, à la jonction de l’univers logico-mathématique et linguistique, on trouvera un spécialiste du droit; à la jonction de l’interpersonnel et du linguistique, on rencontrera le spécialiste des relations publiques, etc.

L’intelligence linguistique est l’instrument de la communication. Sans elle, l’information demeure spécifique à l’une des autres intelligences, inintelligible pour qui ne détient pas une maîtrise minimale du code. Elle permet de traduire des émotions, des équations, des symboles ou autres signes pour être partagés, compris. Cela est vrai dans la mesure où la personne est apte à comprendre le sens des mots. On distingue donc des niveaux de langages qui ne sont pas accessibles à tous. Par exemple le vocabulaire médical n’est pas accessible à une majorité de personnes, alors que le vocabulaire alimentaire de base est commun.

Les niveaux de langages sont aussi présents dans les organisations. Cela fait en sorte de générer des contraintes de communication dont le personnel n’est pas toujours conscient. Un même mot peut prendre un sens différent selon le contexte.

La communication est souvent (pour ne pas dire toujours) filtrée. Le filtre peut-être une émotion, un savoir préalable dont dispose la personne, une indisposition (maladie par exemple), une idéologie ou tout autre élément susceptible d’influer sur la capacité de l’auditeur à recevoir l’information pleinement et entièrement. C'est pourquoi des stratégies de communication ont été élaborées afin de faciliter la communication, la reformulation par exemple.

une bonne partie des problèmes au sein d’une organisation (ou entre les organisations) ont trait à une communication déficiente. La communication est déficiente pour différentes raisons comme celles évoquées plus haut, mais aussi par défaut c’est-à-dire qu’elle est incomplète, hors contexte, retenue ou biaisée. Ainsi par exemple, lors d’un exercice de « brainstrorming » on pourra observer soit une pleine et entière collaboration lorsque les participantes et les participants ne font pas partie de l’organisation. Dès lors que les personnes appartiennent à l’organisation, on verra une modification des résultats. Les personnes réagiront en fonction de facteurs externes : impact du résultat sur leur charge de travail, peur du changement, perte d’avantages, etc.

La communication préside aux rapports humains. Elle est donc d’une importance considérable et cela est d’autant plus vrai que l’entreprise est importante en taille ou en multiples localisations.



Définition
C’est l’intelligence qui permet de transmettre des connaissances ou des demandes. C’est la capacité d’utiliser le langage afin de comprendre et de communiquer oralement ou par écrit des messages destinés à l’interne ou à l’externe.
Outils
traitement texte, langue écrite et parlée, instruments d’écriture

Langage
dialectique, la parole, les langues, l’alphabet

Fonctions représentativesConseiller juridique
Agent de relations publiques
Directeur des communications
Responsable du marketing
Traducteur
Notes complémentaires